octobre 2nd, 2011
Vaste sujet
Je me considère comme féministe. C’est pour moi une évidence. Peut-être parce que la majorité des femmes de ma famille travaillent, que ma mère, mes grand-mères nous ont toujours dit de faire des études, que nous pouvions faire ce que nous voulions. Peut-être parce que je n’ai pas de frère (et donc pas de comparaison possible sur les différences d’éducation qu’aurait pu faire mes parents). Cette prise de conscience a été relativement tardive, sans doute parce que le milieu dans lequel j’ai baigné durant toute mon enfance et mon adolescence n’était pas politisé. On ne parlait ni d’argent, ni de politique à la maison.
Aujourd’hui j’aimerai m’engager dans le féminisme, faire quelque chose pour que le plafond de verre disparaisse, pour que les limites que les jeunes femmes s’imposent bougent. Mais s’engager où ? s’engager avec qui ?
Le féminisme devrait être à mes yeux apolitique, ou plutôt au-dessus des partis. Que nos convictions soient de droite, de gauche, à l’extrême ou au centre, nous avons toutes un point commun, nous sommes des femmes. Et même si nos priorités sont différentes, nos combats restent les mêmes : le respect, l’égalité dans nos vies personnelles et professionnelles, le droit à faire nos choix. Étant assez sceptique sur la capacité de séparer engagement politique et ambitions personnelles, et ne souhaitant pas être utilisée pour des motifs politique, je choisis donc de ne pas m’engager dans un mouvement féministe qui soit lié à un parti politique (ouvertement ou non).
L’autre élément de ma vie depuis plusieurs années, c’est l’informatique. Je suis une geeke, une « vraie ». Pas juste quelqu’un qui se dit geek parce qu’il a un iphone et un métier en rapport avec le web (n’en déplaise à certains de mes contacts sur twitter). Mais quelqu’un qui s’interesse au fonctionnement d’un système informatique, qui sait installer et configurer aux petits oignons un serveur, un poste de travail, qui sait comment fonctionne internet (point de vue technique, pas le contenu). Et je suis engagée depuis maintenant plusieurs années (c’est fou ce que le temps passe vite) dans le mouvement du logiciel libre et de l’opensource, d’abord dans la communauté Mandriva, puis dans celle de Mageia. C’est grâce à cette communauté que j’ai trouvé mon poste actuel, que je continue à progresser, d’apprendre.
Mais le milieu opensource est très masculin, selon les statistiques, à peine 5 à 15% des participants sont des femmes (selon les études, ce chiffre est extrêmement variable). Quelques groupes essayent de faire changer les choses (les Linux Chix, Womoz, …) mais elles sont quasi-absentes en France (ou doivent mieux communiquer). Donc, je reste aussi dans l’expectative de ce coté.
Je n’ai pas vraiment de conclusion à ce message. Parce que je n’ai pas trouvé de mouvement qui me ressemble. Qui respecte autant mes convictions féministes que mes convictions libristes. Mais je ne désespère pas
PS : on va essayer de faire revivre ce blog, mais ce n’est pas la première fois que je me le promets … sans trop d’effet jusqu’à présent
septembre 30th, 2010
Au fait, on déménage l’année prochaine. Cette phrase peut paraître anodine. C’est ce qu’on m’a annoncé à l’automne dernier, quand je passais à la question pendant mon entretien d’embauche. Si vous êtes sysadmin et que vous entendez cette phrase, je n’aurais qu’un conseil : Fly you fools
J’ai donc accepté le poste, pris mes marques, repéré les utilisateurs autonomes (ceux avec qui vous pouvez discuter informatique à la pause café) et les boulets incompétents (qui vous appellent parce qu’ils ne savent pas ouvrir une pièce jointe). Le déménagement apparaissait comme une échéance assez lointaine et en cours de préparation. Dans un 2e temps, j’ai commencé à préparer les nouvelles configurations, le plan d’adressage, les changements qu’on pourrait faire. Rien d’exceptionnel me direz-vous. D’ailleurs, n’étant responsable que d’un laboratoire, je n’avais pas à m’occuper des câblages du nouveau bâtiment, des appels d’offres et autres joyeusetés.
Quelques mois avant, premier inventaire, rien d’exceptionnel, des gens passent et collent des autocollants partout (ou presque, les plantes vertes ont évité de justesse). Puis en juin, les choses s’accélèrent, seconde passe pour l’inventaire, on commence à voir arriver des cartons (vides).
Petit à petit, les utilisateurs remplissent (ou pas) un ou deux cartons d’affaires personnelles puis partent en vacances …
Fin juillet : re-étiquettage, cette fois facile : étiquette de couleur, on emmène, étiquette noire, poubelle. Avec des argumentaires passionnés de certains … Non, ma vieille tour avec un P3, 128Mo de RAM, vous ne la jetterez pas, elle est à moi, à moi, amoaaaaaaaaa. (Vous avez la version avec le jeu de disquettes d’install de windows 3.1, mais c’est facile à planquer dans un carton). On devait théoriquement se débarrasser de toutes les vieilles stations Sun, mais il y en a 2 qui ont échappés à la benne (plus pour longtemps, j’espère). Bref, tout est dûment empaqueté et étiqueté et une grosse semaine plus tard, devrait être arrivé dans le nouveau bureau de chaque utilisateur (boulet ou pas).
Les serveurs sont coupés, sortis de leurs racks, soigneusement emballés de papier bulle (3 couches mini) et délicatement (on a essayé, 30 kg la bête pour certains) posés dans des grands bacs plastiques. Le lundi, ils arriveront dans leur nouvelle salle et seront rebranchés, reconfigurés etc.
Ça, c’est ce qui était prévu.
Les serveurs sont arrivés mardi soir, et n’ont pas été remis en place avant mercredi. Les utilisateurs devaient arriver la semaine suivante, par chance, les retours se sont étalés sur presque un mois, merci le mois d’août.
La suite au prochain numéro
juin 23rd, 2010
Cette citation de Umberto Ecco résume en deux mots le dilemme de tout traducteur. Comment rester fidèle au texte d’origine alors qu’on le transforme en le traduisant dans une autre langue ? Bien sûr, le traducteur cherche à respecter sa source, le niveau de langue, le style, l’hypertexte de l’auteur originel. Il doit maîtriser les deux langues : celle du texte d’origine mais surtout celle d’arrivée. Et plus que les langues, ce sont les cultures qui comptent. Savoir que pour les anglophones, il pleut des chats et des chiens, pour nous, il pleut des cordes. Que Mrs Smith est Mme Dupond (même si Mme Michu commence à être connue). Cela ne s’apprend que par l’expérience, par la lecture.
Un des autres points à regarder est l’outil. Le plus évident est ce bon vieux traitement de texte (Microsoft Word, OpenOffice Writer, Abiword même, etc), vous travaillez comme vous le souhaitez, en affichant le texte d’origine dans une autre fenêtre ou en faisant du copier-coller. Des logiciels plus spécifiques existent, pouvant utiliser des mémoires de traduction. Le seul logiciel libre dans cette catégorie, pour autant que je le sache, est OmegaT. Ces outils sont extrêmement pratique, permettant une présentation des chaînes intuitive, de mémoriser les traductions de certains groupes de mots, etc. OmegaT a par contre le défaut, sur mon PC, d’être assez peu réactif, peut-être à cause de java ? peut-être un fichier source trop gros ?
D’autre outils existent, comment lokalise ou poedit, pour traduire les fichiers .po (les « locales » des logiciels) mais ce n’est pas le sujet
Je continuerai en parlant de gestion de versions et de relecture plus tard
juin 22nd, 2010
Le moteur du blog me proposait depuis quelques jours avec insistance (un joli bandeau en haut de l’interface d’administration) de se mettre à jour.
Une sauvegarde et une mise à jour plus tard, c’est chose faite. Mise à jour qui s’est faite toute seule, très rapide, sans le moindre souci (à part une légère augmentation de mon rythme cardiaque).
Le grand avantage de s’héberger soi-même est justement cette possibilité de mettre à jour soi-même ses outils, au rythme et dans la version qui nous convient. Par contre, l’avantage des grosses plate-formes (type overblog, hautefort, etc), c’est que les utilisateurs n’ont pas à mettre les mains dans le cambouis et qu’ils ont sans doute un meilleur référencement que moi.
L’autre avantage que j’ai eu, c’est d’utiliser des logiciels libres. Je n’ai pas eu besoin de payer pour faire cette mise à jour. J’ai configuré wordpress (j’avoue, c’est que j’utilise) pour qu’il vérifié régulièrement la présence de mise à jour. J’ai donc un (parfois agaçant) bandeau qui s’affiche si nécessaire et je clique gaiement sur l’interface pour lancer l’update (après une sauvegarde, on ne sait jamais). En cas de bug, je peux toujours aller voir ce qui pose problème et le corriger (si j’y arrive, ma connaissance du langage PHP étant réduite), puis distribuer ma correction (mon patch) au monde entier. Sinon, il y a le système du rapport de bug : on décrit le problème et on transmet à l’équipe de développement qui cherchera à corriger.
C’est le système du libre : des gens qui coopèrent partout dans le monde pour créer et améliorer les outils que tous utilisent.
juin 15th, 2010
Mon outil de statistique me permettant de voir quels mot-clés ont amené les gens ici, voici une petite revue (basée sur le mois de mai) :
distrib linux geekette : je crois pas qu’il existe une distribution appelée geekette, mais on peut lancer ça si vous voulez
tuxette : c’est moi !
créer tuxette : compliqué ça, il faut une fille, des ordis, des geeks (beaucoup), du temps (beaucoup aussi) et des tux
www.tuxette.fr , blog tuxette : bienvenu étranger
perfect world : je veux bien la recette pour le créer, moi
association geekette lyon : il y a l’ALDIL à Lyon, mais ils font autant dans le geek que la geekette
irssi2 : il y a des tutos, vous pouvez aller lire
Bonne lecture